Obsidian : ma configuration de base pour bien démarrer

Configuration de base d'Obsidian pour démarrer sans se perdre : paramètres essentiels, modèles, liens et tags expliqués simplement.

Pourquoi Obsidian change la donne

Obsidian, tu en as sûrement entendu parler. C'est ce logiciel de prise de notes qui fait fureur avec sa vue en graphe, ces espèces de neurones interconnectés qui donnent l'impression de visualiser toutes tes idées. C'est presque ludique, ça fait un peu comme un jeu.

Après avoir testé l'outil pendant quelques semaines, j'avais envie de partager avec toi ma configuration de base. Celle qui m'a permis de vraiment démarrer sans me perdre dans les millions de possibilités qu'offre Obsidian.

Parce que franchement, au début, je me suis retrouvé avec des fichiers partout, des dossiers dans tous les sens. C'était un peu le bazar. Donc j'ai reposé les choses à plat, et voilà ce que j'ai déterminé comme étant le plus simple pour démarrer.

Installation et création du coffre

Quand tu installes Obsidian, il s'installe directement sur le disque C. Tu peux pas choisir l'emplacement, c'est un peu particulier. Mais bon, il est pas très gros, ça passe.

Au premier lancement, il te propose d'ouvrir un coffre ou d'en créer un nouveau. Un coffre, c'est juste le nom qu'ils ont donné au dossier principal qui va contenir toutes tes notes. En anglais ça sonnait mieux, la traduction française est un peu bizarre mais bon.

L'idée, c'est de créer un nouveau coffre pour partir de zéro. Tu choisis où tu veux le mettre sur ton disque, par exemple dans un dossier "Obsidian" que tu te crées. À chaque fois qu'Obsidian crée un coffre, il fait juste un dossier avec des fichiers texte dedans.

La configuration de base essentielle

Avant même de créer ta première note, on va tout de suite configurer quelques paramètres de base. Ça va te faire gagner un temps fou par la suite.

Première chose : créer un dossier "modèle"

Dès que tu arrives sur l'écran d'accueil, crée tout de suite un dossier qu'on va appeler "modèle". Pourquoi ? Parce qu'on va en avoir besoin dans les paramètres, et ça sera très pratique pour créer des notes avec une structure de base.

Les paramètres fichiers et liens

On rentre dans les paramètres, section "Fichier et lien". La première chose à changer : l'emplacement par défaut de la nouvelle note.

Par défaut, Obsidian met "racine du coffre". Change ça pour "même dossier que le fichier". Comme ça, quand tu es en train de créer des notes dans un certain dossier, les nouvelles notes se créent automatiquement au même endroit. C'est super pratique.

Les raccourcis clavier qui changent la vie

Dans les raccourcis clavier, il y en a plein plein plein. Mais je vais te montrer ceux que j'utilise vraiment au quotidien.

Ajouter un lien interne : je me suis fait Contrôle + Maj + L. Ça permet de créer un lien vers une autre note hyper rapidement. Tu vas voir tout à l'heure, c'est magique.

Déplacer ligne vers le haut/bas : Alt + Flèche haut et Alt + Flèche bas. C'est assez rigolo, tu sélectionnes une ligne et hop, elle change de place avec les autres. Super pratique pour réorganiser ton texte à la volée.

Activer les plugins essentiels

Dans "Plugins principaux", active deux choses :

Le volet des tags : ça permet d'avoir à droite de l'écran tous tes tags visibles et de pouvoir les manipuler facilement.

Les modèles : indispensable si tu veux personnaliser tes notes automatiquement.

Une fois que tu as activé "modèles", un nouveau menu apparaît dans les paramètres. Va dedans et indique-lui le dossier "modèle" que tu as créé au début.

Profite-en pour changer le format de date si tu es français. Par défaut c'est en anglo-saxon (année-mois-jour). Moi je préfère mettre DD/MM/YYYY. Il te montre même une preview pour vérifier que ça te plaît.

Organiser ses dossiers intelligemment

Ici, petite particularité d'Obsidian : tu peux pas faire de classement autre qu'alphabétique dans l'onglet de gauche. Il affiche d'abord les dossiers, ensuite les fichiers, mais toujours par ordre alphabétique.

Au début, j'avais créé plein de dossiers dans tous les sens : apprentissage, coffre, découverte, livre. Tout était mélangé, c'était un peu le bazar.

La solution que j'ai trouvée ? Utiliser une codification avec des numéros devant les noms de dossiers.

Par exemple : 0010-mental, 0020-productivité, 0030-projets. Comme ça, même si c'est alphabétique, tu maîtrises l'ordre d'affichage.

Une autre approche, c'est de créer quelques grands dossiers par thème. Pas besoin de faire une arborescence complexe dès le départ. Tu peux avoir un dossier "inbox" pour tout ce qui arrive en vrac, puis quelques dossiers thématiques.

L'important, c'est de pas trop en faire. On verra plus loin pourquoi.

Créer ses premières notes

Pour créer une note, c'est Contrôle + N ou tu cliques sur l'icône "créer une note". Elle apparaît automatiquement et tu tapes juste le titre. Ce que tu tapes devient le nom du fichier.

Ensuite tu écris ce que tu veux. C'est vraiment du texte qu'on peut formater de façon simple.

Le formatage de base

Si tu mets un # espace devant un texte, ça fait un titre. Deux ##, c'est un plus petit titre. Et ainsi de suite jusqu'à 6 niveaux.

Au début, tu vois les dièses dans ton texte. Mais clique sur les lunettes en haut à droite, et tu passes en mode visualisation. Là, tout est joli, formaté, et tu peux naviguer entre tes notes.

Pour mettre en gras, tu mets deux étoiles avant et après le texte. Pour faire une liste numérotée, tu fais tiret espace et ça démarre automatiquement.

Les modèles : ton meilleur allié

Tu te rappelles du dossier "modèle" qu'on a créé ? Voilà à quoi il sert.

Un modèle, c'est juste une note normale que tu vas mettre dans le dossier modèle. Et ensuite, tu pourras l'insérer automatiquement dans n'importe quelle note.

Crée une nouvelle note et appelle-la "note modèle de base". Dedans, tu peux mettre :

{{title}}

Date : {{date}} {{time}}

Description de la note :

Les trucs entre accolades, c'est des variables. {{title}} va automatiquement insérer le titre du fichier. {{date}} et {{time}} insèrent la date et l'heure actuelles.

Une fois que ta note existe, tu la glisses dans le dossier modèle. C'est devenu un modèle.

L'astuce des modèles en blocs

Voilà le truc génial : les modèles ne sont pas que pour des pages entières. Ce sont des blocs de texte que tu peux insérer n'importe où dans une note.

Par exemple, tu peux créer un modèle "date heure courante" qui contient juste {{date}} {{time}}. Et hop, à chaque fois que tu veux marquer quand tu as modifié un passage, tu fais Contrôle + Maj + M (le raccourci pour insérer un modèle), tu choisis "date heure courante", et ça s'insère direct.

Tu peux avoir un modèle signature, un modèle menu, ce que tu veux. C'est juste des blocs de texte réutilisables.

Les liens entre notes : le cœur d'Obsidian

C'est là que ça devient vraiment intéressant. Pour avoir cette fameuse vue en graphe avec les neurones interconnectés, il faut créer des liens entre tes notes.

Tu es dans une note et tu veux créer un lien vers une autre note ? Fais Contrôle + Maj + L (le raccourci qu'on a configuré). Il te met des doubles crochets [[ ]] et te propose toutes les notes existantes.

Tu choisis celle que tu veux, et voilà. Le lien apparaît en violet. Si tu passes la souris dessus, tu vois une preview de la note. Si tu cliques en gardant Contrôle appuyé, tu ouvres la note.

Créer des notes à la volée

Maintenant, le truc magique. Imagine que tu es en train d'écrire et que tu penses à quelque chose qui mériterait une note à part. Mais cette note existe pas encore.

Pas de problème. Tu sélectionnes le texte, par exemple "ma fameuse troisième note", et tu fais Contrôle + Maj + L. Ça crée un lien vers une note qui existe pas encore.

Le lien existe, mais la note non. Et maintenant, pour créer la note, tu gardes Contrôle appuyé et tu cliques sur le lien. Obsidian crée automatiquement la note avec le bon titre.

C'est génial pour capturer tes idées à la volée. Tu es en train d'écrire, tu penses à la 4ème note, à la 5ème, tu crées les liens, et après tu vas les développer tranquillement.

Quand créer une note à part ?

Voilà ma réflexion : à partir du moment où ce que tu es en train d'écrire peut avoir une vie propre, être utilisable par d'autres notes ou en rapport avec d'autres notes, tu as intérêt à en faire une note indépendante.

Si pendant que tu écris, tu commences à parler de quelque chose de générique qui pourrait servir ailleurs, extrais-le. Fais-en une note séparée et crée un lien.

Les tags pour organiser autrement

Les liens, c'est pour connecter des notes entre elles de façon directe. Les tags, c'est pour donner des attributs, des qualificatifs à tes notes.

Par exemple, tu peux taguer tes notes selon :
- Leur statut : à faire, en cours, terminé
- Leur type : idée, tâche, note de base
- Leur thème : projet, personnel, professionnel

Pour créer un tag, tu fais juste # suivi du mot, sans espace. Par exemple #idée. Dès que tu fais espace après, ça devient un tag souligné.

La hiérarchie des tags

Le truc vraiment bien pensé, c'est qu'on peut créer une hiérarchie avec des slashes.

Par exemple, au lieu d'avoir #encours, #afaire, #terminé qui flottent dans le vide, tu peux faire :
- #statut/afaire
- #statut/encours
- #statut/terminé

Pareil pour les types :
- #type/idée
- #type/note
- #type/tâche

Comme ça, c'est beaucoup plus structuré. Et à droite dans le volet des tags, tu vois toute la hiérarchie qui s'affiche proprement.

Un conseil pour bien taguer

J'ai vu ça dans une vidéo et je trouve ça super pertinent : choisis un tag pas en fonction de ce que la note veut dire, mais plutôt de ce à quoi elle pourrait servir.

Pourquoi ? Parce que tu saisis des notes pour les rechercher plus tard. Et quand tu les recherches, c'est parce que tu as un besoin particulier.

Autant anticiper l'utilisation potentielle de la note en lui donnant un tag approprié. Par exemple, un tissu vert, tu peux mettre #vert pour la couleur, mais aussi #fondvert si ça peut servir de fond vert pour une vidéo.

Rechercher et naviguer

Pour rechercher, tu as l'onglet recherche à gauche. Tu peux chercher par nom de fichier ou dans le contenu des notes.

Si tu veux chercher par tag, tu fais # suivi du tag. Par exemple #statut/afaire et il te retrouve toutes les notes avec ce tag.

Les rétroliens

À droite, il y a un onglet "rétroliens" super pratique. Quand tu es sur une note, il t'indique quelles autres notes ont un lien vers cette note.

Ça permet de voir d'où tu arrives, de naviguer à l'envers. Tu cliques sur un rétrolien et il t'ouvre la note en mettant en évidence le lien en jaune.

C'est génial pour se balader dans ses notes et découvrir des connexions auxquelles tu pensais plus.

La vue graphique : l'ambiance neurones

Bon, c'est quand même pour ça qu'on est tous venus au départ. Cette fameuse vue avec les petits ronds connectés qui ressemblent à des neurones.

Tu cliques sur l'icône vue graphique, et là tu vois toutes tes notes représentées par des ronds, avec des lignes qui les connectent selon les liens que tu as créés.

Plus une note a de liens qui pointent vers elle, plus le rond est gros. Ça fait ressortir les notes centrales, les plus importantes de ton système.

Tu peux filtrer par tags, zoomer, déplacer les notes. C'est assez ludique, je trouve. Petit à petit, à mesure que tu alimentes, tu vois ton univers de notes se construire.

Alors, est-ce que c'est indispensable ? Pas forcément. Mais c'est vrai que ça donne une vision globale de comment tes idées sont organisées.

Ma réflexion après quelques semaines

Franchement, au début, j'étais un peu perdu. J'ai passé beaucoup de temps à réfléchir à ma structure. Quels dossiers créer ? Quels tags utiliser ? Comment tout organiser parfaitement ?

Je me rendais compte que je me noyais dans ma propre structure. Je passais plus de temps à préparer qu'à utiliser l'outil. C'était frustrant.

Et là, je me suis rappelé de tous ces coachs qui disent toujours la même chose : commence à faire pour apprendre à faire. Le plus important, c'est de commencer.

Alors j'ai arrêté de trop réfléchir. J'ai commencé à créer des notes concrètes sur des choses que j'avais besoin de faire tout de suite. Comme préparer cette vidéo, justement.

Et en remplissant ce fichier, naturellement, j'ai vu ce dont j'avais besoin. Un dictionnaire Obsidian. Une référence des tags. Une note sur la création de vidéos.

La structure est apparue d'elle-même au fur et à mesure que j'utilisais l'outil.

Mon conseil : commence mal

Commence à utiliser Obsidian, même si tu penses que ta structure est pas parfaite. Crée des notes dont tu as besoin maintenant, tout de suite.

Forcément, tu vas faire ça "mal" au départ puisque tu connais pas encore l'outil et tu sais pas exactement ce que tu veux faire.

Mais le fait de commencer à le faire, tu vas remplir tes notes, créer des dossiers, des tags. Et petit à petit, à chaque fois que tu rajoutes une note, tu vas naturellement améliorer ton système.

Il va se perfectionner au fur et à mesure. Ta structure va émerger de ton utilisation réelle, pas d'une planification théorique.

Dans quelques mois, ton Obsidian n'aura rien à voir avec celui d'aujourd'hui. Et c'est parfaitement normal. C'est comme ça qu'on apprend.

Pour conclure

Voilà, j'espère que ça t'a donné quelques pistes pour démarrer avec Obsidian sans te perdre dans toutes les possibilités.

Retiens surtout ça : commence simple, crée des notes dont tu as besoin maintenant, et laisse ta propre technique apparaître. Obsidian, c'est un outil. À toi d'inventer ton utilisation.

N'hésite pas à expérimenter. Change tes dossiers, teste différents tags, crée des modèles. C'est en faisant que tu vas trouver ce qui marche pour toi.

Moi je continue à explorer. Je vais notamment me plonger dans le bouquin "How to Take Smart Notes" qui est très célèbre dans la communauté Obsidian. Ça parle de méthodes de prise de notes intelligentes.

Je ferai sûrement une prochaine vidéo là-dessus en intégrant mes notes directement dans Obsidian. Comme ça on ira encore plus loin ensemble.

En attendant, prends soin de toi et amuse-toi bien avec tes notes !